ça c’est d’la musique !

ça c’est d’la musique !

 

On a toujours chanté à la maison !

 

nanochante

 

Mon père connaissait le début du refrain « Faire les œufs sur l’plat c’est pour mon papa ! » et « Combien pour ce chien dans la vitrine ? » Ouah ! Ouah ! Ensuite il sifflotait un peu faux le reste des chansons…

Le répertoire de ma mère était plus étendu, surtout dans le domaine de l’opérette… « Au joyeux Tyrol » tiré de l’Auberge du cheval blanc , le « Duo de l’escarpolette » extrait de Véronique et aussi  « Avoir un bon copain » de Jean Boyer…

Je prenais part à ce grand récital, connaissant avec ma voisine Mimi toutes les chansons d’Annie Cordy et d’ Henri Salvador.

Affiche réalisée y’a longtemps
pour un groupe moitié rock

disk

Avec mes parents nous allions très souvent au théâtre Graslin écouter les opérettes du répertoire. Écouter plus que voir car de là où nous étions placés, « au paradis », c’est-à-dire le quatrième balcon, nous avions un aperçu plus que réduit  des « Cloches de Corneville », de « La fille de Madame Angot » ou des « Saltimbanques ».

Affiche réalisée y’a longtemps aussi
pour la voix ensoleillée de Karim Ammour

quintao2

Quand les fins de mois le permettaient, on s’offrait les opérettes à grand spectacle ! C’était plus cher évidemment, mais alors là, on en avait pour notre argent ! Voir Luis Mariano en chair, en os et en chapeau chanter avec Bourvil et Pierrette Bruno… Nous étions avec eux à Mexiiiiico !

louis

 

Le chanteur préféré de ma mère restait André Dassary, pas quand il chantait « Maréchal nous voilà ! » non, mais dans « Chanson gitane » par exemple. Je n’ai jamais trop compris pourquoi !..

 

maréchal

 

Objectivement, j’étais plus intéressé par les décors, la mise en scène, et le grand lustre du théâtre Graslin qui s’éteignait progressivement, que par les roucoulades maniérées de ces chanteurs basques.

andrélouis

***

Affiche réalisée en 87 pour un groupe de jazz

label

Me voyant passionné par ces spectacles, ma mère m’inscrivit au Conservatoire rue Harrouys en classe solfège. Une horreur ! Je retrouvais le jeudi ce que je subissais le reste de la semaine à l’école.

Et l’on bat la mesure et un et deux et trois et quatre !

Ensuite je devais choisir un instrument de musique. Tu veux jouer quoi comme instrument ? Chépamoi !

sax

Comme il était impossible de rentrer un piano dans notre appartement de trois mètres carrés, j’ai choisi le saxo, mais j’aurais préféré la classe crécelle ou triangle, mais elle n’existait pas au conservatoire ! Un supplice ce conservatoire !

saxophone

Faut dire que j’y côtoyais les rejetons de la bourgeoisie nantaise qui excellaient là où je pataugeais lamentablement. De plus, juste après mon heure de solfège ou de saxo je devais courir « faire gym » au club « La Nantaise ». Pour ne pas perdre de temps entre les deux cours, j’étais affublé d’un survêtement improbable sans doute tricoté par ma mère. Être en survêt dans une classe de solfège entre Rodolphe et Marie-Constance, on ne peut pas faire pire comme incitation à la lutte des classes armée !

Et l’on tient la cadence et un et deux et trois et quatre !

gymnaste

Regardez-les
tous ces athlètes
au regard franc
levant la tête
en vrais conquérants
c’est la Nantai-ai-se
qui défile en chantant

 

Trois ans que ça a duré cette humiliation ! De quoi prendre en grippe le mirliton et le cheval d’arçon !

J’étais aussi nul en gym qu’en sax, là non plus je n’ai pas eu de chance, car dans mon groupe tourbillonnait un certain Jojo Guelzec futur champion du monde de l’univers et des J.O de Munich. Quand lui exécutait trois sauts périlleux avant/arrière, moi je m’y reprenais à plusieurs fois pour faire une galipette…

 

Bien plus tard j’ai écrit des dizaines de chansons pour les spectacles, tout en confiant la musique à de vrais musiciens qui n’étaient pas très gymnastes…

 

J’ai aussi dans mes tiroirs quelques chansons qui se croisent les bras.

 

Paroles !

***

2 Chansons inédites (piaf)

Dans mon lit my bed

Chanson pour voix enfumée
jouée sur un piano pourri
par un chanteur mal coiffé

Sûr, c’est dans mon lit que je suis bien
In my bed
In my bed

Sûr, c’est dans mon lit que je me sens bien
In my bed
In my bed

Tu peux si tu le veux venir avec moi
Dans mon lit/ my bed
Dans mon lit/ my bed

Tu peux si tu le veux venir avec un bouquin
Pas Houellebecq, mais pas Houellebecq

Sûr, c’est dans mon lit que je suis bien
In my bed
In my bed

Sûr, c’est dans mon lit que je me sens bien
In my bed
In my bed

Tu peux si tu le veux venir avec moi
Dans mon lit/ my bed
Dans mon lit /my bed

Tu peux si tu le veux venir avec un copain
Pas Houellebecq, mais pas Houellebecq

 Sûr, c’est dans mon lit que je suis bien
In my bed
In my bed

Sûr, c’est dans mon lit que je me sens bien
In my bed
In my bed

Tu peux si tu le veux rester dans le tien
Avec un bouquin, même Houellebecq
Même Houellebecq

 Tu peux si tu le veux rester dans le tien
Avec un copain, même Houellebecq
Même Houellebecq

 

Tu peux me laisser seul dans mon lit car j’y suis bien
In my bed
In my bed

 

Tu peux venir ou ne pas venir du tout
Je m’en fous en fait
Je m’en fous
En fait
Je m’en fous
En fait
Je m’en fous
En fait

 De tout

 

5

 

 

 

 

 

 

C‘est pas toi qui me disais ?

 Chanson triste mais courte

 défaillances2

C’est pas toi qui me disais que tu m’aimais ?
Non ?
C’est pas toi qui me disais que tu m’aimais ?
Non ?

 C’est pas toi ? Non ?
Je ne vois vraiment pas qui pouvait me dire qu’il m’aimait
Si ce n’est pas toi ?
Je ne vois vraiment pas !
Je ne vois vraiment pas !

 Ce ne peut pas être ma mère
Non,
Ce ne peut pas être ma mère
Elle m’a battu, battu, battu, battu, battu,
battu, battu, battu, battu, battu,
battu, battu, battu, battu, battu,
battu, battu, battu, battu, battu,
battu, battu, battu, battu, battu,
battu, battu, battu, battu, battu,
battu, battu, battu, battu, battu,

 Ce ne peut pas être mon père non plus
Il ne m’a jamais reconnu

 Ce n’est donc pas toi
Qui me disais que tu m’aimais ?
Non ?
Ce n’est donc pas toi
Qui me disais que tu m’aimais ?
Non ?

 C’est pas toi ? Non ?
Je ne vois vraiment pas qui pouvait me dire qu’il m’aimait
Si ce n’est pas toi ?
Je ne vois vraiment pas !
Je ne vois vraiment pas !

 A moins que ça ne soit ta petite sœur Annie
Cette nuit quand je me suis gouré de lit !
Gouré de lit !
Gouré de lit !
Gouré de lit !
Gouré de lit !
Gouré de lit !
Gouré de lit !

***

 

 Affiche créée pour un concert
en faveur d’Amnesty

amnesty

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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